vendredi 31 octobre 2008

dimanche 12 octobre 2008

Henry Hazlitt avait prédit la crise des subprimes !

De la même façon que Frédéric Bastiat avait prédit 150 ans auparavant les déboires de la médecine socialisée, dite "sécurité sociale", on peut dire que Henry Hazlitt avait prédit la crise des subprimes 60 ans auparavant.

C'est dans l'indispensable Économie politique en une leçon, chapitre VI ("Le crédit fait dévier la production"). J'ai traduit moi-même le passage, car la traduction qui est sur le site d'Hervé de Quengo est déficiente.

L'argument qui vaut contre les prêts hypothécaires garantis par le gouvernement à des personnes et des entreprises privées est aussi valable que celui qui vaut contre les prêts et hypothèques accordés directement par le gouvernement, même s'il est moins évident.

Les partisans des prêts hypothécaires garantis par le gouvernement oublient également que ce qui est prêté est en fin de compte du capital réel, dont l'offre est limitée, et qu'ils aident un acteur B identifié au détriment d'un acteur A non identifié.

La garantie des prêts hypothécaires par le gouvernement, en particulier quand aucun capital initial n'est requis (ou seulement un capital négligeable), aura pour conséquence des prêts de moins bonne qualité. Elle oblige le contribuable à subventionner de mauvais risques et à couvrir les pertes. Elle encourage les gens à « acheter » des maisons pour lesquelles ils n'ont pas vraiment les moyens. Elle a tendance à susciter à terme une offre excédentaire de logements en comparaison avec d'autres biens. Cela stimule temporairement le bâtiment de façon excessive, augmente le coût de la construction pour tout le monde (y compris les acheteurs de maisons qui bénéficient de la garantie hypothécaire), et dévoie l'industrie du bâtiment dans une expansion qui finira par lui coûter cher. En bref, à long terme, cela n'augmente pas la production nationale de façon globale, mais encourage le mauvais investissement.

vendredi 10 octobre 2008

Le triomphe bien temporaire de l'étatisme

Les antilibéraux de tous bords ont beau jeu de se gausser des marchés et des banques que les états, tels des chevaliers blancs, viennent secourir sans désemparer, rajoutant des liquidités aux liquidités, répétant la faute originelle qui a déclenché la crise, la création monétaire incontrôlée. Les banques centrales ont été et sont bien les destructrices du capitalisme, et Greenspan, le randien traitre à ses convictions par ambition personnelle, son fossoyeur numéro un.

En réalité, les états ne sont rien sans les marchés et les banques, et c'est ce que la prochaine étape dans le déroulement de la crise va montrer. Car les états, et notamment les moins bien gérés et les plus dépensiers (Italie, France, USA) sont déjà ultra-endettés, et constamment en déficit. Où pourront-ils trouver des fonds si ce n'est en s'endettant à nouveau ? Même une amnistie fiscale (suggérée récemment par Accoyer, président de l'Assemblée nationale) n'aurait aucun succès. La course à la liquidité actuelle devrait, dans les mois qui viennent, faire des victimes parmi les états, car les marchés vont privilégier ceux dont la signature semble la meilleure.

La chute des bourses de par le monde n'a rien de surprenant : cela fait peut-être dix ans que les actions sont beaucoup trop chères, à cause de la bulle alimentée par l'argent facile des criminelles banques centrales. Il est temps de revenir aux fondamentaux et d'examiner les PER : le coût d'une action devrait être amorti en dix ans, c'est-à-dire que son cours actuel devrait correspondre aux bénéfices des dix années passées. On en est encore bien loin.

La menace numéro un pour l'épargnant n'est pas la déflation, mais l'hyperinflation qui est historiquement la solution facile à tous les problèmes des cigales hyper-endettées. Avec la baisse des taux d'intérêt, on commence à en prendre le chemin. Seul l'or se dresse contre ce processus, comme le rappelait Greenspan lui-même, avant qu'il tourne mal.

jeudi 2 octobre 2008

Quand le pompier pyromane fait sa pub...

Vous savez ce que je pense des banques centrales. Je suis pour leur disparition et le retour à des banques privées, proposant une monnaie privée qui repose sur des contrats (impliquant ou non des matières premières telles que l'or). A défaut, je suis pour un retour à l'étalon-or pur et dur tel qu'il existait au XIXe siècle.

Voir le principal pompier pyromane (dépassé seulement dans ses exploits par la Fed américaine) s'autocongratuler quant à sa mission de "stabilité des prix" a quelque chose de surréaliste. Sans lui, comment lutterait-on contre les deux monstres (présentés comme tels dans le dessin animé) que sont l'inflation et la déflation ? Heureusement que tout élève attentif des économistes de l'Ecole autrichienne sait que l'inflation est uniquement un phénomène monétaire, et qu'une banque centrale en est la source unique bien davantage que le remède.

A savourer sans retenue... La page sur le site de la BCE est ici.

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